Prise de conscience

Publié le par Snakeyenat

Ma descente aux enfers a lentement commencée en 2009. Je me suis brutalement écrasée au fond du baril à l'été 2013. Pour être plus précise, c'était le 2 juillet 2013... Pour n'en sortir complètement qu'en décembre 2014 !

Juste un message texte, et tout s'écroule. MON monde s'envole en éclat. L'homme qui partageait ma vie, a choisi de commencer ou de reprendre une relation avec quelqu'un dont j'ignorais totalement l'existence... Ça faisait 6 ans qu'on étaient ensemble. Je n'ai pas fouillé, juste un hasard. Il voulait la voir qu'il lui disait. Il voulait aller dîner avec elle avant de partir travailler, la l'extérieur, pour l'été. Il avait choisi de voir quelqu'un d'autre. Je ne me souviens plus comment je me suis sentie en lisant ce message, il y a eu un black out total, j'ai vu noir. Le seul souvenir qu'il me reste de cet instant, c'est mon cœur qui battait à tout rompre, mon corps qui tremblait de la tête aux pieds et mes jambes qui avaient du mal à me supporter. Mon monde et mon avenir se sont écroulés avec ce message.

 
Tout ce sur quoi j'avais misé et dépensé tant d'énergie durant toutes ces années était réduit au néant. C'était la fin. Le sol s'est dérobé sous mes pieds et je suis tombée dans un gouffre infernal. Un profond désespoir m'a envahie. C'est avec un mal de vivre intense que j'ai constaté qu'il n'y avait plus rien. Ni derrière, ni devant. Bloquée de tout côté. Impossible, pour moi, d'y voir une issue ou un déroulement positif. Mon couple n'étais plus, je n'avais plus de meubles, plus d'argent, pas de maison, donc nulle part où aller. Et même si je trouvais, je ne pouvais pas déménager puisqu'aucun meubles pour emménager... Et deux enfants. Je devais me résigner à continuer à vivre sous son toit jusqu'à ce que je trouve une solution à mon problème. Je devais impérativement me sortir de ce gouffre avant même d'espérer pouvoir bouger. J'étais dans une impasse. Aucune issue possible, avant un bon moment. Bien que matériellement parlant, j'étais dans un cul-de-sac dont il m'étais impossible de sortir rapidement, il fallait, à tout prix, que je trouve une signification à ce désespoir.
 
J'ai toujours cru que chaque chose a une raison d'être et que tous les événements, sur notre route, sont la pour nous faire grandir. Par contre je n'avais certainement pas compris à quel point j'étais l'artisane de mon malheur et que j'en avais érigé chacune des pierres... Une à une. Je n'avais pas encore compris que j'ai créé mon effondrement si violent et qu'à chaque jour qui passait, à chaque décision que je prenais, je m'enfonçais juste un peu plus. Je ne voulais pas endosser la responsabilité de ce désastre. Des tonnes de questions se sont enfilées dans me tête. Mais celles qui revenaient sans cesse et les plus importantes pour moi. Qu'est-ce qu'aimer ? Qu'est-ce qu'une relation de couple ? Qu'est-ce qu'accepter les autres comme ils sont ? Qu'est-ce qu'être vrai ?
 
J'ai roulé au fond de mon baril durant 1 an, oui, oui, 1 an !!! Il y a un proverbe qui dit que ce que l'humain ne veut pas apprendre par la sagesse, il l'apprendra par la souffrance... J'ai baigné dedans, pour être certaine d'en être bien empreignée. Mais surtout parce que je n'avais rien compris.
 
Pendant cette année là, j'ai èré comme un zombie. J'ai pleuré toutes les larmes de corps... En double ! Je savais même pas que je pouvais pleurer autant et que mon organisme pouvait produire une quantité aussi impressionnante de larmes.
 
Au mois de juin 2014, j'étais face à un ultimatum: j'arrête ou je trouve le moyen de continuer. J'étais vraiment prête à baisser les bras et à abandonner. J'étais tellement exaspéré de toutes mes larmes versées que j'ai sérieusement pensé arrêter mon histoire là. La souffrance était rendue trop insupportable, non seulement le mal qui me rongeait de l'intérieur mais le désespoir de voir que je n'arrivait juste pas à me relever de ce coup dur. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivait plus a bouger, complètement paralysée depuis 1 an par la douleur et un profond sentiment de dégoût pour moi-même. J'ai quand même fini par prendre la décision de me relever et de sortir de cette situation la tête haute. 
 
Aujourd'hui, avec 7 mois de recul, j'ai compris beaucoup. Je suis toujours en train de me reconstruire, mais j'ai réalisé beaucoup, beaucoup de choses. Les deux premiers constats qui m'ont frappé sont : l'amour n'a rien à voir avec le mépris et je reproduisait ce que j'avais appris. 

Publié dans Mon histoire

Commenter cet article